Bonne fete de l'indépendance !





                TERRE D’EBURNIE
Elle était belle, pleine de charme, d’atouts et de potentiels qu’elle-même ignorait !                                                                              Elle était naïve, ouverte, facile et trop gentille                               Elle était illettrée, on la nommait ‘’sans âme’’, mais elle avait plus qu’une âme, elle avait un cœur, ses bras étaient ouverts pour faire des accolades, son esprit fermé à la méchanceté humaine, et ses entrailles étaient comme un berceau, le berceau de l’humanité.                                                                                     Elle était si douce, si gentille, si tranquille !                                       Elle avait beaucoup de défauts, elle avait aussi des maux !               Elle était comme la bougie, qui éclairait le monde mais s’autodétruisait.                                                                                  Mais elle était esclave d’elle-même, elle n’était pas vraiment libre. Cependant, on l’a abusée, elle et ses sœurs et elle s’est laissée faire car elle n’était pas libre en elle-même, elle n’avait pas la paix !  Elle a donc consenti à se faire violer, ce viol reflétait son état intérieur, esclave ! Esclave de ses coutumes, de ses pairs, de ses semblables, elle ne pouvait donc dire mot lorsqu’on lui refaisait une énième fois les même coups bas, surtout lorsqu’un étranger le faisait ! Elle ne pouvait dire mot lorsque l’étranger  lui infligeait une manifestation de sa haine, une haine qu’elle recevait chaque jour de ses frères du même sang, de la même couleur.                    Notre terre d’Eburnie, vitrine de l’Afrique qui a été le berceau de chaos, de souffrances, de colonisation, de guerre… Notre terre d’Eburnie a pleuré ses enfants, dont elle a été forcée de boire le sang, elle pleure ses racines, son identité, elle ne sait plus qui elle est, elle s’est vu déchirée, on lui a coupé ses membres, on lui a arraché sa dignité, son honneur, elle est restée longtemps à terre, en train de quémander son reste, elle n’avait plus d’espoir, elle n’avait plus le choix, pourtant elle était restée vivante, donc elle-même, rien ni personne ne pouvait lui arracher son âme, ils pouvaient lui briser la chair, mais n’auraient pas son âme ! Ne dit-on pas que tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir ? Tant qu’il y a l’espoir alors il y a aussi la vie ! Cet espoir, elle a trouvé, lorsque les enfants d’une autre mère, sont venus la relevée, la soutenir, la consoler, la rebâtir. La gloire de la deuxième maison dépassera celle de la première ! Elle n’avait pas perdu ses valeurs, ni sa dignité ni son honneur, elle avait toujours ses potentialités, malgré qu’on l’avait violé ! Elle est restée belle et pleine de charme, grâce à Dieu, elle se remet de ses cendres, aujourd’hui nous nous souvenons de ces hommes et femmes qui l’ont relevés, qui l’ont consolés, grâce à leur parole, leurs actions, leur fidélités à la nation, nous nous souvenons de ce 07 aout 1960 que certes notre génération n’a pas vécu, mais nous vivons juste une infime partie de la promesse de Dieu sur notre pays, celle de nous rendre libres, celle qui nous dit ‘’Car mes projets pour toi sont des projets de bonheur, pour te donner de l’avenir et de l’espérance’’, il est patient, et ses promesses tiennent, pour tous ceux qui veulent s’en approprier, en marchant sur ses voies, lui qui nous a fait, qui nous a donnés cette terre d’Eburnie. Chantons ensemble main dans la main, les cœurs remplis d’amour les uns pour les autres cet hymne :                                                   Salut o terre d’espérance !                                                                 Pays de l’hospitalité.                                                                            Tes légions remplies de vaillance ont relevés ta dignité !              Tes fils, chère Cote d’Ivoire, fiers artisans de ta grandeur                  Tous rassemblés pour ta gloire                                                            Te bâtiront dans le bonheur.                                                                Fiers ivoiriens le pays nous appelle !                                               Si nous avons dans la paix, ramenés la liberté,                             Notre devoir sera d’être un modèle                                                 De l’espérance promise à l’humanité                                                  En forgeant unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité !

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